Skip to main content
14 July 2026

Lire en anglais.

Du 30 juin au 2 juillet 2026, l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA pour sa sygle en anglais) a tenu sa réunion annuelle à Abidjan sur le thème « Porter à l’échelle la transition circulaire en Afrique: des cadres politiques à l’action sectorielle». Cette réunion a rassemblé des États membres, des partenaires, des bailleurs de fonds et des dirigeants du secteur privé afin de discuter de la mise en œuvre, de l’extension et du financement des politiques en matière d’économie circulaire.

PAGE a apporté son soutien à cette réunion en tant que partenaire stratégique, en mettant à disposition l’expertise de ses cinq agences des Nations Unies : l’OIT, le PNUE, le PNUD, l’ONUDI et l’UNITAR.

« Pour développer l’économie circulaire en Afrique, il faut mettre en place des politiques et des investissements intégrés, non seulement dans les domaines de la technologie et des finances, mais aussi en matière de ressources humaines, de compétences, de productivité, d’entreprises durables, de dialogue social et de travail décent, afin de garantir une transition juste pour tous. » – Moustapha Kamal Gueye, directeur du Programme d’action prioritaire de l’OIT sur les transitions justes vers des économies et des sociétés durables sur le plan environnemental

Fondée en 2016 par les gouvernements du Rwanda, du Nigeria et de l’Afrique du Sud, l’ACEA compte désormais 23 pays membres et bénéficie du soutien de partenaires tels que la Banque africaine de développement (BAD), le PNUD, le PNUE et le PAGE. Au cours de la dernière décennie, le Plan d’action de l’Union africaine pour l’économie circulaire et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ont ouvert la voie à une transformation industrielle axée sur l’économie circulaire.

Cependant, la mise en œuvre est restée en deçà des ambitions de ses pays membres. Les déficits de financement, le manque de capacités, l’accès limité aux marchés, l’absence d’harmonisation des normes et la faiblesse de la coordination empêchent des programmes pilotes prometteurs de devenir des solutions viables et évolutives. Pour relever ces défis, il est indispensable de favoriser un environnement propice.

PAGE promeut une économie circulaire centrée sur les personnes : en formalisant les activités informelles, en développant les compétences nécessaires aux emplois émergents, en renforçant les MPME et les entrepreneurs, et en veillant à ce que les femmes et les jeunes bénéficient de ces avancées. Il fonde son plaidoyer sur une analyse des données qui étaye les arguments en faveur de la circularité : sur le terrain, PAGE soutient les actions en faveur de l’économie circulaire à travers le continent — qu’il s’agisse de recenser les emplois verts en Afrique du Sud ou de favoriser une croissance économique durable au Ghana, au Sénégal, au Maroc, à Maurice et au Rwanda — et apporte son expérience au niveau national lors de forums mondiaux tels que le Forum mondial sur l’économie circulaire. Par l’intermédiaire du PNUD, PAGE a également renforcé un réseau d’acteurs clés afin de promouvoir des solutions circulaires, notamment par le biais de la coopération Sud-Sud et de la coopération triangulaire, offrant ainsi une approche plus coordonnée de la mise en œuvre de l’économie circulaire sur le continent.

  • Emploi. L’analyse de l’OIT intitulée « L’emploi dans l’économie circulaire » prend en compte le travail informel qui prédomine dans les économies à faibles revenus, mettant en évidence à la fois l’ampleur des moyens de subsistance circulaires et les déficits en matière de travail décent que les politiques peuvent combler.
  • Macroéconomie. Le modèle macroéconomique mondial de l’économie circulaire du PNUE estime qu’une trajectoire circulaire ambitieuse pourrait faire progresser le PIB mondial de 8 % par rapport à un scénario de statu quo d’ici 2050, soit environ 156 000 milliards de dollars de production supplémentaire. Cette augmentation n’est pas attribuée à une production plus importante, mais à une production plus intelligente. Il s’agit d’un modèle de croissance que les ministères des Finances et de la Planification peuvent utiliser, et pas seulement les ministères de l’Environnement.
  • Matières premières secondaires. L’étude mondiale sur le marché des matières premières secondaires, menée par l’ONUDI, examine les déchets électroniques, les textiles et les plastiques PET : la technologie de recyclage à elle seule ne suffit pas — les marchés des matières premières secondaires ont besoin d’une politique coordonnée pour créer de la demande, mobiliser des financements et développer les infrastructures et les données.

Sur le terrain, PAGE soutient les initiatives en faveur de l’économie circulaire à travers le continent — qu’il s’agisse de recenser les emplois verts en Afrique du Sud ou de favoriser une croissance économique durable au Ghana, au Sénégal, au Maroc, à Maurice et au Rwanda — et apporte son expérience acquise au niveau national dans le cadre de forums internationaux tels que le Forum mondial sur l’économie circulaire. Par l’intermédiaire du PNUD, PAGE s’emploie également à renforcer un réseau d’acteurs clés afin de promouvoir des solutions circulaires, notamment par le biais de la coopération Sud-Sud et de la coopération triangulaire, ce qui permet une approche plus coordonnée de la mise en œuvre de l’économie circulaire sur le continent.

L’Afrique n’a pas besoin d’inventer la circularité ; celle-ci existe déjà dans les économies de la réparation, le commerce de l’occasion, les transports urbains et les services locaux. La première étude de référence mondiale sur l’emploi circulaire — réalisée par l’OIT, le Groupe de la Banque mondiale et Circle Economy avec le soutien de PAGE — révèle que 121 à 142 millions de personnes dans le monde travaillent déjà dans l’économie circulaire, dont environ 70 % dans le secteur informel. En Afrique, les activités circulaires représentent environ 5,6 % de l’emploi, dont plus de 10 millions d’emplois informels, les transports urbains représentant à eux seuls près d’un tiers des emplois circulaires de la région.

PAGE s’efforce de combler l’écart entre les activités circulaires actuelles et la transformation circulaire potentielle. Pour développer ces activités, il ne suffit pas de s’appuyer sur les politiques, la technologie et le financement ; il faut également investir dans les personnes, les compétences, les entreprises et le travail décent.

« Une économie circulaire réussie est celle qui garantit un travail décent et une transition juste pour tous » – Moustapha Kamal Gueye, directeur du Programme d’action prioritaire de l’OIT sur les transitions justes vers des économies et des sociétés durables sur le plan environnemental

Sur trois jours, le programme est passé du diagnostic à l’action. La première journée a été consacrée à une table ronde animée par des entrepreneurs, réunissant des entreprises de l’économie circulaire ayant atteint une certaine envergure, ainsi qu’à des ateliers en petits groupes sur les cinq domaines thématiques de l’ACEA : l’emballage, les systèmes alimentaires, l’environnement bâti, l’électronique, ainsi que la mode et le textile. La deuxième journée a abordé les systèmes nécessaires à la mise à l’échelle, avec des tables rondes sur le financement, le commerce et les marchés régionaux, ainsi qu’une séance plénière consacrée à la préparation de la COP32 en Éthiopie. Une visite de terrain organisée le dernier jour a permis d’observer l’économie circulaire en action.

À l’avenir, PAGE s’engage à adapter son modèle macroéconomique aux contextes africains afin d’aider les gouvernements à élaborer leur propre dossier d’investissement auprès des ministères des Finances, de l’Industrie, du Commerce et de l’Environnement. Sa modélisation indique d’ores et déjà des gains substantiels découlant d’une trajectoire circulaire ambitieuse : jusqu’à 11 millions d’emplois supplémentaires dans les secteurs de la réparation, du recyclage et autres d’ici 2050, une réduction de 43 % de l’intensité matérielle et une baisse de 37 % de la demande énergétique. Le message issu d’Abidjan est que ces arguments sont autant économiques et industriels qu’environnementaux — et que l’Afrique peut être à la pointe d’une économie circulaire garantissant la durabilité environnementale, les opportunités économiques et l’inclusion sociale.

  • AR 2025 EU Logo
  • Germany BMUV logo
  • AR 2025 - Finland Logo
  • AR 2025 - Norway Logo
  • AR 2025 - Korea Logo
  • AR 2025 - SIDA Logo
  • AR 2025 - Swiss Logo
Share Accélérer la transition vers une économie circulaire en Afrique : PAGE à la réunion annuelle de l’ACEA 2026 à Abidjan
Scroll to top