Sur trois jours, le programme est passé du diagnostic à l’action. La première journée a été consacrée à une table ronde animée par des entrepreneurs, réunissant des entreprises de l’économie circulaire ayant atteint une certaine envergure, ainsi qu’à des ateliers en petits groupes sur les cinq domaines thématiques de l’ACEA : l’emballage, les systèmes alimentaires, l’environnement bâti, l’électronique, ainsi que la mode et le textile. La deuxième journée a abordé les systèmes nécessaires à la mise à l’échelle, avec des tables rondes sur le financement, le commerce et les marchés régionaux, ainsi qu’une séance plénière consacrée à la préparation de la COP32 en Éthiopie. Une visite de terrain organisée le dernier jour a permis d’observer l’économie circulaire en action.
À l’avenir, PAGE s’engage à adapter son modèle macroéconomique aux contextes africains afin d’aider les gouvernements à élaborer leur propre dossier d’investissement auprès des ministères des Finances, de l’Industrie, du Commerce et de l’Environnement. Sa modélisation indique d’ores et déjà des gains substantiels découlant d’une trajectoire circulaire ambitieuse : jusqu’à 11 millions d’emplois supplémentaires dans les secteurs de la réparation, du recyclage et autres d’ici 2050, une réduction de 43 % de l’intensité matérielle et une baisse de 37 % de la demande énergétique. Le message issu d’Abidjan est que ces arguments sont autant économiques et industriels qu’environnementaux — et que l’Afrique peut être à la pointe d’une économie circulaire garantissant la durabilité environnementale, les opportunités économiques et l’inclusion sociale.